Bienvenue sur le blog de Pierre LAURENT

dimanche 27 novembre 2011

Non au droit de voter et d’être élu pour les étrangers : pour voter il faut être Français

Non au droit de voter et d’être élu pour les étrangers : pour voter il faut être Français

1) Le PS se dit favorable à « l’instauration du droit de vote et d’éligibilité aux élections locales pour les étrangers ».

2) Pourtant, comme l'a rappelé le Président de la République, dans notre tradition républicaine, le droit de vote est indissociable de la citoyenneté.

3) La gauche est incapable de justifier sa proposition pour la simple et bonne raison que citoyenneté et éligibilité/droit de vote sont indissociables ! Les arguments socialistes ne résistent pas à un examen sérieux :

  • « Parce que les étrangers paieraient des impôts locaux, ils devraient pouvoir voter aux élections locales » : c'est ce qu'a déclaré François Hollande en octobre 2011. C'est oublier que le droit de vote ne s'achète pas. L'association entre le paiement d'impôts et le droit de vote n'a aucun sens : les Français ne payant pas d'impôts devraient-ils être privés du droit de vote ?
  • Pour les socialistes, il y aurait une rupture d’égalité entre les Français et les étrangers. C'est parfaitement faux puisqueles étrangers peuvent voter dans leur pays d'origine.
  • Le PS n'exige aucune réciprocité de la part des autres pays. Comment comprendre que l’on donne le droit de vote à un étranger, un Russe vivant en France par exemple, alors qu’un Français en Russie ne pourrait pas voter ?

4) Vieux serpent de mer socialiste, voilà plus de 30 ans que le PS ressort systématiquement le droit de vote des étrangers juste avant les élections pour séduire le vote « communautaire » et faire monter le FN. Le PS brade ainsi la conception républicaine de la citoyenneté pour des motifs purement électoralistes

Le PS prêt à sacrifier les intérêts de la France sur l’autel de ses marchandages électoraux avec les Verts ?

Le PS, sous l’influence de ses alliés Verts, semble multiplier les propositions qui vont à l’encontre des symboles de notre République et des fondements de notre indépendance : remises en cause du défilé du 14 juillet et du 11 novembre par Eva Joly mollement contestées par les socialistes, sabordage de notre indépendance énergétique avec la sortie programmée du nucléaire. Il semblerait que leur nouvelle cible soit notre siège et notre droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU…

En effet en page 8 de l’accord entre les PS et les Verts, ratifié par le Bureau national du PS dont François Hollande est membre, on lit : « la France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l’ONU afin qu’elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de veto etc. » En clair le PS et les Verts laissent entendre dans leur programme commun qu’un siège européen, sans droit de veto, pourrait remplacer les sièges permanents avec droit de veto occupés aujourd’hui par la France et la Grande-Bretagne au Conseil de Sécurité de l’ONU.

C’est ce qu’a confirmé sans ambages Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui a expliqué que cela ne la gênerait pas que la France perde son droit de veto qu’elle a jugé « anachronique ». Au PS, Pierre Moscovici a tenté d’expliquer que ce n’était pas du tout ce qui était écrit dans l’accord… Après l’épisode du Mox, c’est donc la seconde fois que le PS et les Verts ont des interprétations diamétralement différentes d’un texte qu’ils ont pourtant rédigé ensemble. Qui croire ? Cécile Duflot ou Pierre Moscovici ? L’ambigüité demeurera tant que François Hollande lui-même n’aura pas assumé de prendre une position claire.

Si la volonté du PS et des Verts est bien de renoncer à notre siège de membre permanent à l’ONU et à notre droit de veto, cela signifierait que la France braderait un des atouts stratégiques qui fait d’elle une puissance diplomatique et militaire de tout premier ordre. Qui peut croire que la France pourrait mieux faire entendre sa voix dans le monde et défendre ses valeurs et ses intérêts en renonçant à son siège et à son droit de veto au Conseil de Sécurité ? Qui peut par exemple imaginer que la France et la Grande Bretagne auraient pu obtenir le mandat de l’ONU pour intervenir en Libye sans l’influence que leur donne leur position de membres permanents du Conseil de sécurité ? Je rappelle aussi que si la France n’avait pas menacé en 2003 d’exercer son droit de veto contre la guerre en Irak, les Etats-Unis auraient pu mener cette opération sous mandat de l’ONU. Renoncer au siège permanent à l’ONU, c’est réduire notre influence dans le monde.

Après la sortie du nucléaire, le PS et les Verts s’apprêtent donc à brader l’un des autres fondamentaux de notre indépendance qui pourtant faisait consensus, à droite comme à gauche, depuis les débuts de la Vème République. Imagine-t-on François Mitterrand engager la France dans une abdication de son statut de membre permanent du Conseil de Sécurité ?

A l’UMP, nous dénonçons ce marchandage entre le PS et les Verts qui coûte décidément de plus en plus cher à la France et aux Français.
Nous affirmons que ce n’est pas en renonçant à ses valeurs ou à ce qui fait sa puissance et son indépendance que la France pourra affronter avec succès les défis de la mondialisation.

Journal Ouest-France du samedi 26 novembre 2011

lundi 7 novembre 2011

Un petit outil pratique pour mieux comprendre le plan de rigueur de notre gouvernement

Réduire la dette pour conserver la maîtrise de notre destin et préserver notre modèle

Réduire la dette pour conserver la maîtrise de notre destin et préserver notre modèle

Depuis 2007, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, la majorité a eu une priorité absolue : réformer la France afin de préserver notre modèle de solidarité et garantir l’avenir de nos enfants. Sans cette politique courageuse, la France serait aujourd’hui en quasi faillite !
L’accumulation des crises mondiales depuis 2008 a définitivement rendu insoutenable notre niveau d’endettement (plus de 25 000 € par Français). Dans ce contexte Nicolas Sarkozy et la majorité font face à leurs responsabilités :
1/ Avec le plan de sauvetage de la zone euro du 27 octobre dernier validé au G20
2/ Avec le plan de réduction de la dette française présenté par François Fillon le 7 novembre qui permettra de réduire notre dette de près de 65 Mds€. Il s’ajoute aux 49 milliards du plan du 24 août, et porte donc notre effort à près de 115 milliards d’économies d’ici à 2016.


1) Des mesures courageuses de réduction de la dépense publique

A la différence du PS, nous refusons la solution de facilité qui serait d’augmenter les impôts dans un pays où la pression fiscale est l’une des plus élevées au monde. C’est pourquoi, l’effort global de réduction de la dette de près de 115 Mds€ d’ici 2016 porte pour 2/3 sur la diminution des dépenses.

  • Baisser de 500 millions € le budget de l’État dès 2012, de 1 Mds€ par an à partir de 2013. Ce sont les collectivités locales, trop dépensières, majoritairement à gauche, qui vont devoir faire le plus d’efforts.

  • Diminuer de 700 millions d’euros des dépenses de santé

  • Réduire de 2,6 Mds€ les niches fiscales d’ici 2016

  • Avancer d’un an l’application de la réforme des retraites : le passage à 62 ans se fera en 2017 au lieu de 2018 pour une économie de 4,4 Mds€ d’ici à 2016.

2) Des augmentations de recettes équitables qui ciblent les entreprises, les Français les plus aisés et préservent nos compatriotes les plus modestes

  • Augmentation de 5% de l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises pour un rendement total de 2,2 Mds€.

  • Augmentation du taux réduit de TVA de 5,5% à 7%, à l’exclusion des taux qui protègent les plus démunis ou les produits de première nécessité soit 9 Mds€ de dette évitée en 2016.

  • Gel des barèmes de l’impôt sur le revenu et de l’ISF pour un rendement de 3,4 Mds€ qui touchera essentiellement les ménages les plus aisés.

3) Des dirigeants politiques qui montrent l’exemple : le salaire des membres du Gouvernement et du Président de la République sera gelé jusqu’au retour à l’équilibre des finances publiques et la dotation des partis politiques est baissée.

mardi 1 novembre 2011

Le chiffre de la semaine par Jérôme Chartier : 1000 milliards d'euros

Le chiffre de la semaine par Jérôme Chartier : 1000 milliards d'euros

Le chiffre de la semaine par Jérôme Chartier : 1000 milliards d'euros

C'est le montant du fonds européen de stabilité financière (FESF) qui a été décidé mercredi à l'initiative de Nicolas Sarkozy avec le soutien d'Angela Merkel par les 17 États de la zone euro lors du sommet européen. Ce fonds a été créé pour aider les États de la zone euro qui connaissent des difficultés à emprunter de l'argent pour équilibrer leur budget. Il a également la capacité de soutenir sur les marchés les dettes des 17 États de la zone euro qui feraient l'objet d'attaques de spéculateurs.

Ce fonds est détenu par tous les pays de la zone euro en fonction de leur poids économique au moment de la création de l'euro. La France en détient ainsi 21,9%, et l'Allemagne 27%. Dans ce fonds, l'exposition maximale réelle de la France sur un plan budgétaire est de 15 milliards d'euros, si personne ne remboursait un seul des 1000 milliards d'euros prêtés ou garantis par le fonds, ce qui est hautement improbable.

Mais plus que les 1000 milliards, c'est en fait l'existence même d'un fonds de garantie de la dette des États membres de la zone euro qui rassure les investisseurs. Nicolas Sarkozy est à l'origine de ce fonds, imaginé sous une forme plus petite en janvier 2010, et qui prend désormais l'ampleur d'un instrument de protection de la zone euro et des citoyens européens face aux difficultés passagères de certains États comme face aux attaques des spéculateurs des marchés.

Un Président à la mesure des enjeux

L’accord conclu jeudi 27 octobre à Bruxelles pour sauver la zone euro de la crise des dettes souveraines est crucial et historique. Un tournant décisif a été pris dans la crise. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro ont su faire tous les efforts nécessaires pour apporter une réponse exhaustive, crédible et responsable aux inquiétudes soulevées en Europe. Cela n’aurait pas pu se faire sans l’impulsion de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel.

Dans ce contexte de crise exceptionnelle, je veux saluer la parole présidentielle, qui était nécessaire pour expliquer, pour rassurer et aussi pour montrer le chemin.
Nicolas Sarkozy a tenu jeudi soir le discours que les Français attendent du Président de la République : un discours de vérité, un discours de courage, un discours de responsabilité et une aptitude au commandement.
Le Président n’a pas occulté les difficultés que nous traversons et les efforts qu’elles impliquent pour préserver notre modèle social.
J’ai en mémoire les débats des primaires socialistes pendant lesquelles nous avons eu une succession de promesses non financées, une accumulation de délires comme la démondialisation et surtout tellement d’esquives pour ne pas assumer les décisions que nous imposent pourtant cette crise. Décision sur la dette, sur la réduction des dépenses, sur les grandes réformes structurelles à conduire, ou sur la règle d’or…
Face aux fausses promesses à 250 milliards du PS, face aux indécisions et aux ambiguïtés de François Hollande, nous avons vu jeudi soir un Président de la République qui avait le courage d’assumer les réformes nécessaires, y compris quand elles sont impopulaires, et de proposer un chemin de responsabilité et d’ambition pour la France et les Français.

Le Président s’est notamment attaché à expliquer l’importance de l’accord conclu. Ce n’est en effet pas seulement la Grèce qui a été sauvée, c’est aussi l’épargne de chaque Européen, les investissements de nos entreprises et des milliers d’emplois qui auraient pu être détruits en cas d’incapacité à juguler la crise. Le leadership franco-allemand a ainsi permis de :

  • Sauver la Grèce grâce à une aide de 200Mds€ mobilisée sans que le contribuable ne fasse aucun effort supplémentaire. Ce sont en effet les banques qui vont absorber une grande partie de la dette grecque en effaçant 50% de celle-ci.

  • Renforcer le fonds européen de stabilité financière (FESF), en multipliant ses moyens par 4 (plus de 1000 mds €) afin d’écarter le risque de contagion de la crise grecque et sans que les contribuables n’aient à mettre la main à la poche.

  • Consolider notre système financier grâce au renforcement des fonds propres des banques européennes à hauteur de 9%.

  • Déboucher sur une gouvernance économique commune, qui avait cruellement manqué jusqu’à présent pour parer les crises dans la zone euro : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l’avaient promis, désormais le gouvernement économique européen se réunira 2 fois par an minimum. Premier objectif : l’adoption d’une règle d’or de pour l’ensemble des Etats de la zone euro.

Cet accord durable et essentiel est dans la droite ligne de la politique de réformes que Nicolas Sarkozy aura menée depuis le début de la crise. Avec un seul et unique objectif : protéger la France et les Français.

Sarkozy s’explique sur la crise : l’émission en intégralité

Sarkozy s’explique sur la crise : l’émission en intégralité