Le chiffre de la semaine par Jérôme Chartier : 1000 milliards d'euros

C'est le montant du fonds européen de stabilité financière (FESF) qui a été décidé mercredi à l'initiative de Nicolas Sarkozy avec le soutien d'Angela Merkel par les 17 États de la zone euro lors du sommet européen. Ce fonds a été créé pour aider les États de la zone euro qui connaissent des difficultés à emprunter de l'argent pour équilibrer leur budget. Il a également la capacité de soutenir sur les marchés les dettes des 17 États de la zone euro qui feraient l'objet d'attaques de spéculateurs.
Ce fonds est détenu par tous les pays de la zone euro en fonction de leur poids économique au moment de la création de l'euro. La France en détient ainsi 21,9%, et l'Allemagne 27%. Dans ce fonds, l'exposition maximale réelle de la France sur un plan budgétaire est de 15 milliards d'euros, si personne ne remboursait un seul des 1000 milliards d'euros prêtés ou garantis par le fonds, ce qui est hautement improbable.
Mais plus que les 1000 milliards, c'est en fait l'existence même d'un fonds de garantie de la dette des États membres de la zone euro qui rassure les investisseurs. Nicolas Sarkozy est à l'origine de ce fonds, imaginé sous une forme plus petite en janvier 2010, et qui prend désormais l'ampleur d'un instrument de protection de la zone euro et des citoyens européens face aux difficultés passagères de certains États comme face aux attaques des spéculateurs des marchés.
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