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mardi 1 novembre 2011

Un Président à la mesure des enjeux

L’accord conclu jeudi 27 octobre à Bruxelles pour sauver la zone euro de la crise des dettes souveraines est crucial et historique. Un tournant décisif a été pris dans la crise. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro ont su faire tous les efforts nécessaires pour apporter une réponse exhaustive, crédible et responsable aux inquiétudes soulevées en Europe. Cela n’aurait pas pu se faire sans l’impulsion de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel.

Dans ce contexte de crise exceptionnelle, je veux saluer la parole présidentielle, qui était nécessaire pour expliquer, pour rassurer et aussi pour montrer le chemin.
Nicolas Sarkozy a tenu jeudi soir le discours que les Français attendent du Président de la République : un discours de vérité, un discours de courage, un discours de responsabilité et une aptitude au commandement.
Le Président n’a pas occulté les difficultés que nous traversons et les efforts qu’elles impliquent pour préserver notre modèle social.
J’ai en mémoire les débats des primaires socialistes pendant lesquelles nous avons eu une succession de promesses non financées, une accumulation de délires comme la démondialisation et surtout tellement d’esquives pour ne pas assumer les décisions que nous imposent pourtant cette crise. Décision sur la dette, sur la réduction des dépenses, sur les grandes réformes structurelles à conduire, ou sur la règle d’or…
Face aux fausses promesses à 250 milliards du PS, face aux indécisions et aux ambiguïtés de François Hollande, nous avons vu jeudi soir un Président de la République qui avait le courage d’assumer les réformes nécessaires, y compris quand elles sont impopulaires, et de proposer un chemin de responsabilité et d’ambition pour la France et les Français.

Le Président s’est notamment attaché à expliquer l’importance de l’accord conclu. Ce n’est en effet pas seulement la Grèce qui a été sauvée, c’est aussi l’épargne de chaque Européen, les investissements de nos entreprises et des milliers d’emplois qui auraient pu être détruits en cas d’incapacité à juguler la crise. Le leadership franco-allemand a ainsi permis de :

  • Sauver la Grèce grâce à une aide de 200Mds€ mobilisée sans que le contribuable ne fasse aucun effort supplémentaire. Ce sont en effet les banques qui vont absorber une grande partie de la dette grecque en effaçant 50% de celle-ci.

  • Renforcer le fonds européen de stabilité financière (FESF), en multipliant ses moyens par 4 (plus de 1000 mds €) afin d’écarter le risque de contagion de la crise grecque et sans que les contribuables n’aient à mettre la main à la poche.

  • Consolider notre système financier grâce au renforcement des fonds propres des banques européennes à hauteur de 9%.

  • Déboucher sur une gouvernance économique commune, qui avait cruellement manqué jusqu’à présent pour parer les crises dans la zone euro : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l’avaient promis, désormais le gouvernement économique européen se réunira 2 fois par an minimum. Premier objectif : l’adoption d’une règle d’or de pour l’ensemble des Etats de la zone euro.

Cet accord durable et essentiel est dans la droite ligne de la politique de réformes que Nicolas Sarkozy aura menée depuis le début de la crise. Avec un seul et unique objectif : protéger la France et les Français.

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